En bas, entre les ailes
La flamme
du Soldat inconnu
La petite flamme qui brûle au centre de la partie basse n'est pas une flamme
décorative, ni une flamme de moteur. C'est celle de l'Arc de Triomphe.
Ce qu'elle est
Au sortir de la Grande Guerre, la dépouille d'un soldat non identifié est placée sous
l'Arc de Triomphe pour honorer, à travers lui, le million quatre cent mille morts de ce
conflit. Pour que cette tombe ne meure pas une seconde fois d'indifférence, une flamme y
est allumée le 11 novembre 1923 par André Maginot,
ministre de la Guerre, sur une idée du journaliste Gabriel Boissy.
Depuis ce jour, elle ne s'est jamais éteinte. Elle est ravivée
chaque soir, à 18 h 30, par le Comité de « La Flamme sous l'Arc de
Triomphe, Flamme de la Nation », qui fédère des centaines d'associations d'anciens
combattants. Le cérémonial n'a jamais cessé, y compris sous l'Occupation. L'hommage,
d'abord rendu aux morts de 1914-1918, s'est étendu à tous ceux qui sont morts pour la
France, jusqu'aux opérations extérieures d'aujourd'hui.
Pourquoi elle est sur notre emblème
Parce qu'un groupe qui parle de patrie doit d'abord savoir à qui il la doit. Nous roulons
sur des routes tenues par d'autres avant nous, et la flamme est le rappel le plus sobre
qui soit : une petite lumière, entretenue tous les soirs, par des gens qui se déplacent.
Pas un monument — un geste répété.
Elle est aussi, depuis la Seconde Guerre mondiale, un symbole d'espérance. C'est dans ce
double sens que nous la portons : mémoire de ceux qui sont tombés, confiance dans ce qui
reste à faire. Les ailes qui l'encadrent sont celles des insignes de route ; la flamme,
elle, ne nous appartient pas.
Sources : Centre des monuments nationaux, Arc de triomphe · ministère des
Armées · Comité de la Flamme sous l'Arc de Triomphe